Lire la correspondance de Stendhal

LIRE LA CORRESPONDANCE DE STENDHAL

Textes édités et présentés par Martine Reid et Elaine Williamson

 

 

 

 

 

 

La correspondance de Stendhal a fait l’objet d’une révision méticuleuse et d’une amplification importante à l’occasion de sa réédition en six volumes aux éditions Champion entre 1997 et 1999. C’est un vaste ensemble qui s’est ainsi trouvé constitué. Le recueil d’essais, Sur la correspondance de Stendhal, entend, à partir de cette nouvelle édition, ouvrir une réflexion neuve sur de multiples aspects de la vie et de l’œuvre d’Henri Beyle, ainsi que sur la correspondance même. Celle-ci se caractérise par la diversité des thèmes et des sujets, des postures et des tons, des sentiments et des affects. Elle permet encore de préciser, à partir de Stendhal même, les liens du littéraire et du social, la vision masculine, et, au total, de saisir Stendhal sur le vif, en train de penser, de travailler, d’écrire, de vivre, un Stendhal singulier, en constante métamorphose, construisant une œuvre à sa mesure, et construite par elle.

 

Prix EUR TTC: 50.00

 

CHAMPION LIEU D’EDITION: PARIS PARUTION: 28.11.07

COLLECTION: COLLOQUES CONGRES CONF. EPOQUE MODERNE ET CONTEMPORAINE FORMAT: 15×22

272 pages Relié 1 volume(s)

N° SERIE: ISBN: EAN:

0020 9782745316936 9782745316936


Le Flâneur et les flâneuses

Le Flâneur et les flâneuses

Les femmes et la ville à l’époque romantique

Catherine Nesci
Préface de Priscilla Parkhurst Ferguson

Collection BIBLIOTHÈQUE STENDHALIENNE ET ROMANTIQUE

Peut-on concevoir un équivalent féminin du flâneur, cet observateur mobile et esthète de la rue que Walter Benjamin présentait jadis comme un outil conceptuel pour penser la ville moderne ? Si l’hégémonie du flâneur reste indéniable dans les documents et la réalité des pratiques urbaines, le rôle que les femmes jouent dans la culture romantique de la flânerie et le journalisme littéraire reste encore à interroger. Peut-on cerner les contours de la flâneuse, comme on a fait du flâneur un type aux incarnations diverses dans la culture parisienne du XIXe siècle? Les flâneuses sont-elles des flâneurs incomplets, voire épisodiques ? Autant de questions auxquelles cet essai apporte des réponses nuancées, à partir d’une étude renouvelée de la figure du flâneur dans le Paris romantique. Parcourant d’abord la scène mouvante de la flânerie populaire, puis son incarnation dans le roman balzacien, l’interrogation se porte ensuite vers les pratiques de marche dans la ville, d’écriture de la ville et de construction de soi chez Delphine de Girardin, George Sand et Flora Tristan. Exprimant un imaginaire tout à la fois citadin et féminin, ces écrivaines traduisent une soif de nouveaux cadres d’expérience et de représentation pour les femmes dans la ville.

2007 – 440 p. – 14 x 21,5 cm – ISBN 978 2 84310 105 2 – prix 32 €

Table des matières

Le Monde des livres

Le Monde des livres daté du 22 novembre 2007 consacre un article à l’édition des Oeuvres romanesques complètes II de Stendhal dans la Bibliothèque de la Pléiade

Stendhal, romancier politique
LE MONDE DES LIVRES | 22.11.07

© Le Monde.fr

Ainsi que Le Point du 22 novembre à l’adresse:

http://www.lepoint.fr/content/litterature/article?id=211213

Victor Brombert Stendhal: Roman et liberté

Victor Brombert

Stendhal, roman et liberté

Dans ce livre qui serre de près les textes des grands romans aussi bien que des oeuvres autobiographiques, l’auteur examine les thèmes stendhaliens de la liberté et de la recherche du moi. Grâce à une méthode souple et nuancée, qui évite tout jargon et tout dogmatisme, Victor Brombert aborde de façon neuve divers aspects intimement liés entre eux : la quête de la sincérité, la difficulté de se connaître soi-même, l’identité comme acte de création, l’importance du masque et du déguisement. En cours de route, ce livre sur Stendhal offre de nombreux aperçus sur le lien entre autobiographie et roman.
L’auteur met en lumière les rapports complexes entre le romancier et ses personnages, aussi bien qu’entre le romancier et son lecteur. Il réussit à montrer comment les procédés narratifs et le ton de Stendhal – ton primesautier, irrévérencieux, elliptique, transformant le lecteur en complice – se trouvent à l’origine d’une ironie poétique qui protège, de façon souvent ambivalente, une sensibilité toujours inquiète. Cette ironie caractérise aussi la modernité de Stendhal, dans la mesure où le romancier, à l’encontre des grands romantiques, se méfiait de toute emphase, de toute grandiloquence, de toute inauthenticité. Et au-delà de la quête d’un moi authentique et d’une liberté très personnelle, Victor Brombert examine le grand thème de la prison heureuse qui permet à Stendhal, romantique à sa façon, de jouer avec les paradoxes de la liberté, c’est-à-dire de poser le rapport conflictuel entre la notion de liberté politique et le rêve de liberté privée.

Victor Brombert, éminent stendhalien, est l’auteur de Stendhal et la voie oblique (PUF), de La Prison romantique (José Gorti) et de nombreuses études sur Stendhal parues des deux côtés de l’Atlantique. Il nous donne maintenant Stendhal, roman et liberté, qui est sa propre version, en langue française, de son livre Stendhal: Fiction and the Themes of Freedom (Random House).

Broché
Editeur : Fallois (8 novembre 2007)
Collection : LITTERATURE
Langue : Français
SBN-10: 287706641X
ISBN-13: 978-2877066419

Stendhal, Histoire d’Espagne

Stendhal, Histoire d’Espagne, édition établie, présentée et annotée par Cécile Meynard, Kimé éditions, Paris, octobre 2007, 150 p.
17 euros
ISBN : 978-2-84174-415-2

Présentation :
En poste à Brunswick au service de Napoléon, le jeune Henri Beyle se lance en 1808 dans une entreprise d’envergure : écrire l’Histoire des événements liés à la Guerre de succession en Europe à la fin du XVIIème et au début du XVIIIème siècles. Seuls l’un des manuscrits rédigés alors, L’Histoire de la Guerre de succession, avait été jusqu’à maintenant publié par Victor Del Litto en 1970, les autres manuscrits étant considérés comme perdus. Cette première tentative d’écrire un récit historique est donc à bien des égards restée dans l’ombre : plus ou moins assimilée à un échec, à une erreur de jeunesse, elle a été le plus souvent considérée comme d’une importance minimale.
La publication de l’inédit Histoire d’Espagne, acheté récemment par la bibliothèque municipale de Grenoble, montre qu’il convient de remettre en cause nos a priori sur le sujet. En effet, bien avant la Vie de Napoléon et les Mémoires sur Napoléon, Beyle a déjà des ambitions d’historien et développe une réflexion théorique et pratique sur ce que doit être l’écriture de l’Histoire. A la charnière entre XVIIIème et XIXème siècles, il se révèle un précieux témoin des mutations de l’historiographie. Enfin, écrire en septembre 1808 sur l’Espagne ne peut être anodin, et, à travers ce récit filtre une réflexion critique sur l’exercice du pouvoir et le despotisme, allusion indirecte aux « crimes » de Napoléon à Madrid, les 2 et 3 mai de la même année.

Sommaire
Introduction p. 7
Histoire d’Espagne p. 53
Bibliographie p. 121
Dossier p. 123

Première traduction de Lucien Leuwen en néerlandais

Stendhal, Lucien Leuwen

Traduit par Leo van Maris
608 pages, 15 x 23 cm, rélié pleine toile, 34,90 euros
Uitgeverij Atlas, Amsterdam/Antwerpen
ISBN 978 90 450 0077 0
Date de parution : le 25 septembre 2007

Uitgeverij Atlas
Boîte postale 13
1000 AA Amsterdam
Tél. +31 (0)20 524 98 00
Fax +31 (0)20 627 68 51
E-mail: atlas@uitgeverijatlas.nl
Link : www.uitgeverijatlas.nl

Marie Parmentier Stendhal stratège

Marie Parmentier
Stendhal stratège. Pour une poétique de la lecture
2007
VIII-336 p. (344)
ISBN 978-2-600-01131-0
ISSN 0530-9220
CHF hors taxes 62

Librairie DROZ

Face aux bouleversements qui ont affecté le champ littéraire dans les années 1830, l’auteur du Rouge et le Noir distinguait le roman «pour femmes de chambre» du «roman des salons», alors que de nombreux indices narratifs suggèrent que ses propres fictions entendaient être lues de tous. Pourtant, selon une longue tradition critique, Stendhal aurait réservé son talent à l’appréciation éclairée d’un cercle restreint d’élus, sollicités par la fameuse dédicace aux happy few. Marie Parmentier interroge les fondements textuels de la réception de l’oeuvre pour élaborer une poétique de la lecture stendhalienne. Elle montre comment les tactiques déployées en vue d’induire une lecture distanciée sont accompagnées de celles favorisant, plus discrètement, un mode de lecture participatif. C’est ce double jeu qui engage alors l’élargissement du public choisi par la narration romanesque. L’identification de cette poétique de la lecture conduit ainsi à soupçonner – à l’encontre de la désinvolture qui lui a été prêtée – l’art d’un Stendhal stratège.

À consulter:

Jean-Luc Martinet , « La marquise et la femme de chambre : le romanesque stendhalien », Acta Fabula, Septembre 2007 (volume 8, numéro 4), URL : http://www.fabula.org/revue/document3485.php

Lettre de la Pléiade n°29 ( à propos de Oeuvres romanesques complétes II)

La Lettre de la Pléiade n°29 (Septembre-octobre 2007) consacre 4 pages à la nouvelle édition des Oeuvres romanesques complètes de Stendhal et en particulier un article de Xavier Bourdenet intitulé Connaissez-vous Lucien Leuwen? dans lequel l’éditeur explique les choix éditoriaux retenus pour l’établissement du texte de ce manuscrit.

Il est possible de télécharger un exemplaire de la Lettre au format pdf à l’adresse: http://www.cercle-pleiade.com/

Stendhal. Oeuvres romanesques complètes II. Collection de la Pléiade

Stendhal

 

Œuvres romanesques complètes, tome II

Après quinze années de traversée du désert, les Trois Glorieuses, auxquelles Stendhal assiste avec joie, le remettent en selle professionnellement. Sa nomination à un poste diplomatique subalterne à l’étranger modifie également les conditions d’exercice de son activité littéraire. Il laisse derrière lui Le Rouge et le Noir, dont il espère qu’il sera un billet gagnant à la loterie de la gloire. Il lui faudra du temps pour s’acclimater à la nullité poisseuse de Civitavecchia, pour organiser sa vie entre la morne besogne consulaire et les bouffées d’oxygène que lui offrent ses escapades à Rome auprès de ses amis ou de sa maîtresse, et pour se lancer dans des entreprises d’écriture ambitieuses.

En mars 1833, la découverte des manuscrits romains lui ouvre un filon qu’il exploitera jusqu’à la fin : celui des nouvelles italiennes, qui sont certes au goût du jour et donc commercialement rentables, mais qui l’autorisent à chanter dans son arbre généalogique fantasmé.

C’est pourtant, à distance et avec un recul quasi clinique, la France du plus fripon des Kings, du roi Louis-Philippe Ier, qu’il se propose de « scanner », dirions-nous aujourd’hui, dans les rouages intimes de sa machine sans âme, son personnel corrompu à tous les étages, ses opposants dérisoires. Lucien Leuwen sera le roman-somme d’un régime, celui de la médiocratie désormais installée aux « affaires » (dans tous les sens du terme). Ce roman de la boue contemporaine, dont, comme partout chez Stendhal, un jeune homme de qualité, en quête de sens et de valeur, c’est-à-dire d’amour, essaie de ne pas se laisser éclabousser, œuvre d’un fonctionnaire du système qu’il dénonce, ne sera abandonné que parce que l’essentiel avait été dit. Évidemment impubliable en un temps où des « lois liberticides » bâillonnent la presse et l’édition, il restera dans les tiroirs de M. le consul.

En 1855, Romain Colomb (le cousin et exécuteur testamentaire de Stendhal) publie les dix-huit premiers chapitres de ce roman, établis d’après la copie dictée revue par l’auteur en vue de l’impression, sous le titre du Chasseur vert. Pour la première fois, la présente édition revient à la source de l’écriture stendhalienne en donnant l’intégralité du texte du manuscrit autographe rédigé et corrigé entre mai 1834 et novembre 1836 et en permettant de prendre connaissance, en bas de page, des remarques notées dans la marge par l’écrivain au fil de la composition de son œuvre — ces marginales, qui peuvent être strictement intimes (emploi du temps, humeur, état de santé du consul), renseignent surtout sur la méthode de travail du romancier. À la suite du manuscrit autographe, on trouvera la version du Chasseur vert, ainsi que des Appendices regroupant ébauches, plans, pilotis, passages retranchés, etc. Mis en corrélation, ces éléments invitent le lecteur à suivre pas à pas le fascinant processus de la création littéraire.

Nouvelle édition établie par Yves Ansel, Philippe Berthier et Xavier Bourdenet.

No 13 de la collection. Tome III en préparation.

Un volume, relié pleine peau sous coffret illustré

Format : 105 x 170

Nombre de pages : 1488

Date de mise en vente : 4 octobre 2007

Prix : 60 €

Prix de lancement : 52,50 € jusqu’au 31 janvier 2008

 

stendhal

Œuvres romanesques complètes, II

édition établie

par yves ansel, philippe berthier

et xavier bourdenet

Avant-propos

Chronologie, Avertissement

par Philippe Berthier

LE JUIF

SAN FRANCESCO A RIPA

LE LAC DE GENÈVE

PAUL SERGAR

UNE POSITION SOCIALE

Textes établis, présentés et annotés
par Philippe Berthier

LUCIEN LEUWEN

manuscrit autographe

le chasseur vert

appendices

Textes établis, présentés et annotés
par Yves Ansel et Xavier Bourdenet

MARIA FORTUNA

ANECDOTE ITALIENNE

VITA DI D. RUGGIERO

VITTORIA ACCORAMBONI

TAMIRA WANGHEN

LE ROSE ET LE VERT

LES CENCI

HISTOIRE DE MME TARIN

LE CONSPIRATEUR

Textes établis, présentés et annotés
par Philippe Berthier

Notices,

notes et variantes