Stendhal, Biographie par Johannes WILLMS

 Johannes WILLMS

Stendhal, Biographie

Hanser Verlag, 2010.

Référence internet : http://www.hanser-literaturverlage.de/buecher/buch.html?isbn=978-3-446-23419-2

Le quotidien de référence zurichois Neue Zürcher Zeitung (NZZ) en a rendu un écho positif :
http://www.nzz.ch/nachrichten/kultur/literatur/er_lebte_schrieb_und_liebte_1.5448377.html

Les Mystères de La Chartreuse de Parme

Pierre Alain Bergher

Les Mystères de La Chartreuse de Parme

 Les arcanes de l’art [2010] , 304 pages, 140 x 205 mm. Collection L’Infini, Gallimard -ess. ISBN 9782070127672. Parution : 25-05-2010. 23,00 €

Résumé « Un livre passionnant sur un aspect étrangement méconnu de Stendhal. » Philippe Sollers. Il s’agit d’une découverte, la découverte de la clef d’un canon de la littérature universelle, selon Proust le plus beau roman du monde, La Chartreuse de Parme. Telle la classique lettre volée, cette clef se trouve sous nos yeux depuis toujours. Stendhal se sert des emblèmes du tarot, déjà présents dans la franc-maçonnerie des Lumières, pour construire son œuvre, comme il se sert de ses outils de maçon pour construire sa tour Farnèse, juste au-dessus d’un acacia, le grand symbole du maître.

À consulter

Article de Lluis Bonada dans El Temps: ‘La cartoixa de Parma’, gran novel·la maçònica

http://eltemps.net/web/index.php?option=com_k2&view=item&id=1427:la-cartoixa-de-parma-gran-novel%C2%B7la-maconica&Itemid=184

Stendhal de Philippe Berthier

Stendhal
de Philippe Berthier

Biographie

Editeur : De Fallois

    ISBN 978-2-87706-721-8

Prix éditeur : 24 euros
Nombre de pages : 550 pages

 Faut-il, pour écrire, renoncer à vivre ? À cette question, contrairement à Flaubert, Stendhal a résolument et très tôt répondu non. S’il a su d’emblée qu’il serait écrivain (en toute simplicité, le Molière du XIXe siècle), l’écriture n’a été pour lui qu’une passion parmi d’autres, aussi définitives l’amour de la musique et de la peinture, l’amour des paysages, l’amour des idées et l’amour de l’amour, sous le signe du même goût violent d’être heureux.
Dans le tourbillon d’une Histoire emportée hors de ses gonds comme dans la léthargie de la modernité bourgeoise, il reste imperturbablement fidèle à ses choix propres préférant aux fausses urgences de l’engagement les échanges intellectuels, les émotions jamais fanées que lui apportent la fraîcheur alpestre d’un lac italien, les chairs ambrées du Corrège et par-dessus tout une femme qui, dans le clair-obscur rêveur du théâtre, chante Mozart et Rossini.
À travers les aléas d’une vie contrastée, Stendhal est aussi et surtout « un homme qui pense à autre chose « , dans une secrète patrie où son désir revisite inlassablement les mêmes lieux fétichisés. Parfaitement là, et complètement ailleurs. L’auteur a souhaité rendre sensible cette fidélité à soi-même, dans un récit dégraissé, mené sur un tempo vif, et qui surtout échappe au fléau du dix-neuvième siècle qu’était pour Stendhal la gravité.
S’approcher en somme de cette chimère: une biographie de Stendhal que Stendhal lui-même aurait eu plaisir à lire.

Philippe Berthier est professeur émérite à la Sorbonne Nouvelle. Cet ouvrage est le neuvième qu’il consacre à Stendhal, dont il coédite les Oeuvres romanesques complètes dans la Bibliothèque de la Pléiade. Il a fondé et dirige la revue L’Année stendhalienne (Champion).

Éditions De Fallois

Article de Thierry Clermont sur le site Le Figaro.fr

http://www.lefigaro.fr/livres/2010/06/16/03005-20100616ARTFIG00606-stendhal-apres-beyle.php

La filosofia nova de Stendhal

La filosofia nova de Stendhal

Ferdinand Collier

Éditions RESSOUVENANCES

Essai – Édition originale mars 2010

211 pages • 105 x 205 mm

isbn 2-84505-089-5 • ean 9782845050891
20,00 €
Prix TTC, frais de livraison compris

Michel Crouzet Regards de Stendhal sur le monde moderne

Michel Crouzet

Regards de Stendhal sur le monde moderne

Éditions KIME

L’échéance du futur est toujours présente à la pensée de Stendhal : fondateur de l’idée de modernité, il pressent en elle la décadence de la civilisation ; sa critique de ce qui a pu être pour lui l’avenir porte sur notre présent à nous. Cette thématique suivie par les articles de Michel Crouzet rassemblés ici commence à Henry Brulard qui inscrit son enfance dans la Révolution, il puise son énergie dans l’ivresse de la révolte, mais aussi dans la quête de la République qui implique une sociabilité plus large et plus généreuse. Mais enfant du siècle il veut se guérir du mal du même nom car dans le consentement mélancolique à la douleur, à la solitude, à l’esprit de sérieux, il perçoit le nihilisme du désenchantement.
Vient ensuite l’analyse du lien indestructible entre Stendhal et Napoléon : c’est le désir de gloire, le désir de l’immortalité laïque qui les attache l’un et l’autre à l’humanisme classique et unit le conquérant à l’écrivain.
Pour Stendhal romantique et républicain, la beauté ne peut naître que dans la liberté. Il y a donc trois époques de l’art et trois libertés : les républiques antiques, les républiques italiennes du moyen âge, la liberté des Modernes libéraux, mais elle s’annonce comme tristement stérile puisqu’elle étouffe les forces affectives qui pour le Romantique sont l’essence même de l’homme.
Libéral, Stendhal l’est pourtant, le prouve son incarnation en marchand de fers dans les Mémoires d’un Touriste : la société civile sous Louis-Philippe, mais sans lui, dûment séparée de l’Etat, apparaît alors dans toute sa gloire, toute sa prospérité, emportée par un mouvement qui, avec quelque ironie à coup sûr, réjouit le romantique qui est aussi un moderne pour qui existe la vie économique.
L’âme de la démocratie, c’est le souci politique, et les souffrances et les indignations qui ont tourmenté Stendhal ; les articles qu’il a écrits dans les revues anglaises sous la Restauration sont une sorte de thérapeutique de la politisation. Stendhal machiavélien au fond tend vers réalisme qui désaffecte la chose politique et annonce l’objectivité du réalisme romanesque : il utilise le même matériau et transforme le principe de sa représentation.

ISBN 978-2-84174-507-4
2010 | 482 p.| 35 €

Michel Crouzet, professeur émérite à l’Université de Paris-Sorbonne a beaucoup écrit sur Stendhal et d’autres écrivains du XIXe siècle ; il a publié récemment un Racine et Shakespeare et autres textes de théorie romantique chez H. Champion, une édition critique de La Chartreuse de Parme chez Paradigme, et Lucien Leuwen au Livre de Poche.

Qui nous délivrera de Louis XIV ?

Qui nous délivrera de Louis XIV ?

Un traité d’égotisme selon Stendhal

Stendhal

Un manifeste d’égotisme pour notre temps
Choix et préface de Samuel Brussell

Stendhal est aujourd’hui reconnu comme l’un des plus grands romanciers français, mais l’homme d’idées et d’action reste, dans son pays, méconnu et suspect.C’est cet observateur implacable des moeurs de son temps, des lendemains de 1789, puis de Waterloo, cet esprit éminemment révolutionnaire, an sens le plus noble, que l’éditeur a voulu faire mieux connaître à travers cette anthologie-manifeste. Cette voix libre, amie de l’imprudence, est un remède au lugubre assommoir du «politiquement correct» qui paralyse notre civilisation.

Qui nous délivrera de Louis XIV? Voilà la grande question qui renferme le sort de la littérature française à venir. Les gens de lettres actuels se sont fait un point de doctrine de soutenir le genre à la Louis XIV, et l’Académie française est devenue plus intolérante et presque aussi absurde que la Sorbonne.

Je propose au public d’adopter le verbe poffer (du mot anglais puff), qui veut dire vanter à toute outrance, prôner dans les journaux avec effronterie. Ce mot manque à la langue, quoique la chose se voie tous les jours dans les colonnes des journaux à la mode, auxquels on paie le puff en raison du nombre de leurs abonnés.

Un des caractères du siècle de la Révolution (1789-1832), c’est qu’il n ait point de grand succès sans un certain degré d’impudeur et même de charlatanisme décidé.

Il me semble qu ‘il faut du courage à l’écrivain presque autant qu’au guerrier; l’an ne doit pas plus songer aux journalistes que l’autre à l’hôpital.

Toute idée de politique dans un ouvrage de littérature… est un coup de pistolet au milieu d’un concert.

ISBN : 9782753805552

Prix : 16.9 €

136 pages

Collection : Anatolia

L’Année stendhalienne N°8 2009

L’ANNEE STENDHALIENNE N°8 2009
STENDHAL ET LA FEMME
Actes du colloque des 13-14 octobre 2006, Maison française d’Oxford.
Textes réunis et présentés par Lucy Garnier

CHAMPION. Paris. Parution 30.10.09. Collection Année stendhalienne. 15×22. 352 pages. Broché. Prix euro TTC 35,00

ISBN: 9782745319104 EAN: 9782745319104

Lucy GARNIER, Avant-propos.
Béatrice DIDIER, La femme du XVIIIe siècle selon Stendhal
Richard BOLSTER : Stendhal et Maria Edgeworth
Caroline WARMAN : « La cristallisation à la mode » ou le vocabulaire de la matière amoureuse
Alexandra PION : Du Catéchisme d’un roué à De l’amour. Stendhal et la séduction
Marie-Rose CORREDOR : La « mère morte »
Marie DE GANDT : Lamiel-Psyché, la figure de l’esprit
Maria SCOTT : Le thème de l’amitié féminine chez un « tendre ami des femmes »
Catherine AUTHIER et Lucy G ARNIER : « Giuditta Pasta, le travestissement et la « féminité » chez Stendhal
Yves ANSEL : Stendhal et la femme « en deux volumes »
Xavier BOURDENET : Mme Grandet, ou comment l’amour vient aux femmes
Philippe BERTHIER : Stendhal entre Julia et Simone
Martine REID : Sur le personnage féminin et Mme de Rênal. Réponse à P ierre Barbéris
Christopher W. THOMPSON : Conflit, genre et transcendance dans Le Rouge et le Noir

Stendhal De l’amour. Patrick Poivre d’Arvor (Préfacier)

 

 Stendhal

De l’amour

Patrick Poivre d’Arvor  (Préfacier)

Paru le : 15/10/2009

Editeur: France-Empire

ISBN: 978-2-7048-1060-4

EAN: 9782704810604

266 pages

15,6cm x 24,1cm x 2,1cm

Le livre

Dans la multiplicité d’offre d’ouvrages, le lecteur peut se sentir dépaysé. Voilà pourquoi certains ont tenté de republier les vraies valeurs de la littérature universelle. À sa manière, France-Empire s’inscrit dans cette démarche et a demandé à des écrivains de choisir le chef-d’oeuvre qu’ils préfèrent. Patrick Poivre d’Arvor n’a pas hésité à présenter une des meilleures oeuvres de Stendhal, De l’amour, qu’il analyse avec une préface originale resituant bien cette oeuvre.
Dans De l’amour où l’auteur a forgé la fameuse théorie de la cristallisation, Stendhal se livre tout entier. On pourra ainsi garder dans sa bibliothèque ce «grand classique » avec des chapitres savoureux sur «les différences de la naissance de l’amour entre les deux sexes », «l’orgueil féminin », mais aussi « le courage des femmes », « les coups de foudre », « les remèdes à l’amour » ainsi que des « comparaisons sur les comportements amoureux dans les principaux pays de l’Europe et même en Arabie ».
Dans sa préface, Patrick Poivre d’Arvor, trouve des accents très personnels pour analyser ce sentiment, le plus fort chez chacun d’entre nous qui, selon lui, n’a pas varié au cours des siècles. Il conclut que, malgré les découvertes biologiques modernes, rien ne permettra d’infléchir « le cours du torrent amoureux ».

L’auteur de la préface

Patrick Poivre d’Arvor a présenté le journal télévisé pendant près de trente ans sur les deux plus grandes chaînes de la télévision française. Il est le personnage le plus connu et reconnu du petit écran. Passionné de littérature, il a publié une cinquantaine d’ouvrages dont plusieurs ont été récompensés par des prix prestigieux ou portés à l’écran. Il a créé plusieurs émissions littéraires et anime aujourd’hui deux nouvelles émissions : « La Traversée du miroir » sur France 5 et «Horizons lointains» sur Arte, consacrée aux littératures étrangères.

STENDHAL ET L’EROS ROMANTIQUE : TRADITION ET MODERNITE HB N°13-14

HB Revue internationale d’études stendhaliennes, n° 13-14,
2009-2010

EUREDIT euredit@yahoo.fr

DOSSIER

STENDHAL ET L’EROS ROMANTIQUE : TRADITION ET MODERNITE

Actes du Colloque des 27 et 28 mars 2009

Textes réunis par
Michel Arrous

La création de Don Juan à l’Opéra de Paris. Prémices d’une esthétique musicale de l’amour, par Laurent Marty (Université Paul Sabatier, Toulouse). Le langage paradoxal de l’éros dans le roman stendhalien, par Pierrette Pavet (Paris). Lélia « Bifrons », entre 1833 et 1839 : De « L’Eros romantique de la désespérance » à la « sublimation spiritualiste », par Liliane Lascoux (C.R.L.C. Paris-Sorbonne, Paris IV). A propos de Gösta Berling, ou la métamorphose d’un héros romantique, par Kajsa Andersson (Université d’Örebro – Suède). L’amour et l’imagination créatrice : modelage du type de l’Amazone chez Stendhal, par Nobuhiro Takaki (Université Kyushu – Japon). Le Déjeuner sur l’herbe selon Manet et Picasso. La question du nu, par Suzel Esquier (C.R.R.R. Université de Clermont-Ferrand). Les Confidences de Nicolas, par Françoise Guinoiseau (IUFM, Lyon). Clytemnestre innocentée, par Marthe Peyroux (Paris). Erotisme et orphisme chez Victor Hugo, par Romain Vignest (Lycée Edouard Branly, Dreux). Les Martyrs de l’Eros : généalogie d’un motif érotique, par Nicolas Perot (Lycée Malherbe, Caen). L’Eros russe : le sublime et le sensuel dans la littérature romantique et postromantique, par Elena Saprykina (Institut de littérature mondiale, Académie des Sciences de Russie). Le ridicule et les âmes tendres : la rationalité affective chez Stendhal, par Isabelle Pitteloud (Université de Genève). Tyran espagnol prosaïque contre un Eros christique damnateur (Le Coffre et le Revenant. Aventure espagnole), par Andrée Mansau (Université de Toulouse-Le Mirail). L’Eros romantique et le libertinage : à propos d’Adolphe, par Michel Brix (Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix, Namur). Dominique ou la fin de l’Eros, par Patrick Labarthe (Université de Zurich). « Les Enfants du Paradis », par Serge Linkès (Université de La Rochelle). Stendhal et la modernité érotique, par Alexandra Pion (Université de Paris XII). Lucien Leuwen : un éloge de la vertu, par Thierry Ozwald (IUFM, Antilles)

VARIA

Mémoires d’un touriste : digression en faveur d’ « un grand homme », par Marthe Peyroux. Politique et/ou poétique de l’esquive, par Françoise Guinoiseau. Stendhal et Andersen à Genève, par Merete Gerlach Nielsen. Etre ou avoir : Féder ou le mari d’argent, par Pascale Mc Garry. Holmes et Mérimée, Elsie Venner et Lokis, par Clarisse Réquéna. Callirhoé de Maurice Sand et La Vénus d’Ille de Mérimée, par Clarisse Réquéna. Je ne veux jamais l’oublier de Michel Déon, ou l’Eros et la Beauté, par Maria Zani.

NOTES

Une nouvelle traduction du Rouge et le Noir en japonais (Akemi Yamamoto). Précision sur le nom de Katzenellenbogen dans Il Vicolo di Madama Lucrezia de Prosper Mérimée(Clarisse Réquéna). Stendhal auditeur au Collège de France et lecteur de bibliothèques (Elisabeth Scheele). Après La Princesse de Clèves, La Chartreuse de Parme ( Michel Crouzet).

In memoriam

JOSEPH-MARC BAILBÉ

Stendhal littéral Lamiel

 

STENDHAL LITTERAL

Lamiel

Yves Ansel

Grenoble : ELLUG, coll. « Bibliothèque Stendhalienne et romantique », 2009.

ISBN : 978-2-84310-142-7
ISSN : 1294-0658
Juillet 2009
216 p.
Prix : 22 € (+ frais de port)

Lamiel est la dernière grande fiction de Stendhal, laissée en plan(s) par la mort de l’auteur en 1842. Lamiel, dont l’intrigue se déroule dans les dernières années de la Restauration et le début de la monarchie de Juillet, est aujourd’hui encore un roman très méconnu, et pour des raisons qui ne tiennent pas seulement à son inachèvement. C’est à une réévaluation de cette oeuvre déconcertante que s’attache la présente étude.

Beaucoup moins réaliste que Le Rouge et le Noir, Lamiel, rétrospective « chronique » des temps assez peu historique, conte la destinée d’une héroïne qui monte de Normandie à Paris, sans daigner écouter les innombrables sermonneurs qui lui veulent du bien. Tôt affranchie par le singulier et lucide docteur Sansfin, amorale, avant tout respectueuse de sa sacro-sainte liberté — « Ne suis-je pas maîtresse de moi ? » est la phrase qui résume son credo existentiel et éthique —, Lamiel emprunte des chemins non balisés, fait scandale parce qu’elle trace sa propre route. De là à faire de cette rebelle une féministe avant l’heure, il n’y avait qu’un pas, souvent allègrement franchi. À tort ou à raison ? Les réponses sont dans le(s) texte(s).

Obstinément attaché à la lettre, s’interdisant soigneusement toute « textrapolation » inspirée, se gardant de toute dérive historique, thématique ou symbolique, dans un langage délibérément simple, Stendhal littéral, Lamiel se veut une (re)lecture précise, rigoureuse, contrôlable, de l’ultime grand roman de Stendhal.