Michel Crouzet La Poétique de Stendhal

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Michel Crouzet
La poétique de Stendhal.

Forme et société. Le sublime (Essai sur la genèse du romantisme I)
Réimpression de l’édition de Flammarion, 1983
1 vol., 336 p., broché, 15 x 22 cm. ISBN 978-2-05-102068-8. 47

 

Cet ouvrage s’efforce à partir du cas de Stendhal, étudié dans ses débuts littéraires, ses premiers essais, de définir les modalités de la naissance du « romantisme ». Quand, comment, pourquoi, le jeune apprenti littéraire de l’époque du Consulat, entre-t-il dans le romantisme ou dans la culture du romantisme si l’on veut élargir le débat au-delà des strictes dimensions d’histoire et d’école. II s’agit donc, au travers des aventures d’un obscur débutant qui au reste n’écrira rien avant des années, de décrire la genèse d’une nouvelle attitude littéraire, ou d’une nouvelle conception de la littérature. Dans ce premier volume, deux parties se font suite ; la première congédie le passé et étudie l’attitude de Stendhal vis-à-vis du « classicisme », c’est-à-dire de l’école française du XVIIe siècle, que le révolté littéraire rend « relative », mais plus profondément vis à vis de toute « école », du fait même de pouvoir constituer une communauté créatrice affiliée à des principes ou à des règles. Il en découle la deuxième partie qui étudie le ralliement de Stendhal au principe poétique que la tradition lui propose, et qui est à la limite de toute poétique possible, c’est-à-dire le sublime. Ici la tradition tend la main à la révolution ; mais dans quelles conditions ?

Michel Crouzet
Le Naturel, la grâce et le réel dans la poétique de Stendhal  (Essai sur la genèse du romantisme II)

Réimpression de l’édition de Flammarion, 1986
1 vol., 384p., broché, 15 x 22 cm. ISBN 978-2-05-102094-7. 55

 

Que veulent dire des termes comme « rhétorique » et « poétique » à propos d’un écrivain romantique, ou pour un Moderne exemplaire comme Stendhal ? Répondre à la question serait parvenir à une certaine formalisation d’une uvre qui se donne pour identique à son auteur, ou à la réalité, ou à la spontanéité et au caprice. Déjà, le premier tome de La Poétique de Stendhal avait montré que le Romantique (et le Réaliste, ici les deux grandes écoles se rejoignent) s’était livré à une critique politique de l’univers formel, mais s’était placé dans la dimension du Sublime, dans une tradition hors tradition, dans une catégorie à la limite du formel et du pensable. Aussi paradoxaux, mais non moins fondateurs, vont apparaître ici ses rapports avec les principes insaisissables du Naturel, de la Grâce (c’est le Corrège le meilleur témoin d’une poétique gracieuse), le Détail : autre legs du passé dont s’empare la révolution romantique de l’écriture.