Un nuovo inedito stendhaliano in « Studi Francesi »

A. BOTTACIN, A. COLLET, Un nuovo inedito stendhaliano in « Studi Francesi », a. L, fasc. I, (janvier-avril 2006), pp. 101-118.

(Il s’agit d’une lettre inédite de la main de Stendhal que j’ai repérée aux Archives d’Empoli, près de Florence, que Stendhal a envoyée à Vincenzo Salvagnoli de Rome, à la date du 9 avril [1835]. En outre c’est la seule en notre possession écrite en réponse à un billet de M. Salvagnoli).
Madame Collet m’a beaucoup aidée à déchiffrer un texte souvent très difficile à lire.
(un tiré à part se trouve à la Bibliothèque Municipale de Grenoble)

A. Bottacin

Stendhal en miroir. Histoire du stendhalisme en France (1842-2004)

berthier.jpeg

Philippe BERTHIER

STENDHAL EN MIROIR. HISTOIRE DU STENDHALISME EN FRANCE (1842-2004)

Les rendez-vous posthumes fixés par Stendhal à la gloire (je serai lu en 1880, 1935…), et le parti affiché de ne s’adresser qu’aux happy few ont déterminé un phénomène très spécifique, dont l’histoire restait à écrire, et l’anthologie à rassembler : le stendhalisme. Être balzacien ou zolien, c’est connaitre et aimer Balzac ou Zola ; être stendhalien, ou beyliste – et l’hésitation entre les termes est déjà significative -, c’est faire partie d’un club très sélectif, appartenance qualifiante qui excède la littérature et induit une manière d’être au monde, un style de vie autant qu’un style tout court. On s’attache ici à suivre, au fil des générations et sur plus d’un siècle et demi, les métamorphoses surprenantes d’un écrivain majeur qui n’a été reconnu pour tel qu’après sa mort, et qui sera lu tour à tour comme le roi des psychologues, un sociologue de la subversion, un professeur d’énergie nationale, un modèle de dilettantisme cosmopolite, un moraliste désinvolte, un marxiste avant Marx, un freudien avant Freud, un phénoménologue avant la phénoménologie… Revendiqué par la droite, par la gauche et par ceux qui ne veulent ni de l’une ni de l’autre, réquisitionné par les idéologies, les passions et les modes successives, Stendhal, unique et pluriel, est un miroir qui reflète le kaléidoscope des cristallisations intellectuelles de la France moderne.
Prix EUR TTC: 62.00

CHAMPION

LIEU D’EDITION: PARIS

PARUTION: 28.02.07
COLLECTION: ROMANTISME MODERNITE FORMAT: 15,5×23,5
336 pages relié 1 volume(s)
N° SERIE: 0108

ISBN:2745314807

EAN:9782745314802

Jasmin Lemke, Selbstthematisierung im Spiegel des Fremden : Nord-Süd Antagonismus bei Stendhal.

Publication de thèse :

Jasmin Lemke,

Selbstthematisierung im Spiegel des Fremden : Nord-Süd Antagonismus bei Stendhal.
Frankfurt am Main,Peter Lang (Imaginatio borealis, Band 12, 2007).

Stendhal, une sociologie romanesque

Stendhal, une sociologie romanesque

Stendhal, une sociologie romanesque

Jacques DUBOIS

Éditions La Découverte

Collection : Textes à l’appui / Lab. Sciences Sociales
Thème : Littérature, récits, voyages
Parution : février 2007 ISBN : 978-2-7071-5089-9
Nb de pages : 252 Dimensions : 135 x 220 mm
Prix : 23 € Façonnage : Broché

« Cet auteur ne cesse pas d’offenser », disait de Stendhal le philosophe Alain. De fait, Stendhal offense, heurtant les opinions convenues et bousculant les modèles reçus de la représentation. Il y va d’une forme d’engagement qui naît à même l’écriture, engagement d’abord littéraire, qui met en jeu le roman dans sa forme et ne craint pas de transgresser les règles implicites qui le gouvernent. Jacques Dubois montre dans ce livre que ce grand écrivain des enchantements amoureux est aussi le romancier le plus authentiquement politique que la France ait connu au XIXe siècle, décrivant sans pitié la glaciation que connut la société française durant la Restauration et la monarchie de Juillet. Tout le problème de Stendhal est en réalité de conjuguer deux mondes apparemment incompatibles, celui de la politique et celui de l’amour. Sa solution : faire de la passion amoureuse le lieu même de l’opposition politique. Or, dans ce jeu complexe, ce sont les femmes qui entraînent des héros moins résolus, tels que Fabrice Del Dongo et Julien Sorel, dans des actes éclatants de profanation symbolique. Plus généralement, la sociologie romanesque de Stendhal décrit chez ses personnages une lutte individuelle et collective pour la reconnaissance, qui met en cause tant le déterminisme des appartenances que les tyrannies du quotidien. Des personnages qui en disent long sur les rapports de société et sur ce que l’évidence de ces rapports dissimule. Au gré de ces épisodes, une science du social se fait jour, une science vagabonde, qui ne se réclame pas d’un programme explicite. Mais la lecture de Jacques Dubois montre aussi à travers quels biais l’auteur du Rouge et le Noir, au-delà de ses ambitions esthétiques, a ouvert la voie aux sciences sociales et les a accompagnées dans leurs développements.

On peut consulter l’avant-propos de cet ouvrage sur le site des Éditions La Découverte à l’adresse:
http://www.yodawork.com/images/LA%20DECOUVERTE/da/d05089_avant-propos.pdf

La Chartreuse de Parme Édition critique par Michel Crouzet

 


39€, 672pages. Cousu
2007, ISBN 978-2-86878-249-3
Collection Hologrammes

Édition critique contenant les notes et additions de
Stendhal par Michel Crouzet

La différence stendhalienne n’a cessé de déconcerter ses éditeurs. Stendhal brouille la frontière entre livre et manuscrit: il complète, corrige, réécrit la première édition de La Chartreuse de Parme et nous lègue un texte pluriel, en devenir – impubliable? Cette édition relève le défi. Établie à partir du texte de 1839, enrichie des notes, ajouts et retraits collectés sur tous les exemplaires annotés par Stendhal, elle se rapproche de cette Chartreuse de 1860 en trois volumes à laquelle il songeait. Nous avons conservé les fantaisies orthographiques de son italien, les étrangetés de sa phrase organisée à partir d’une ponctuation audacieuse et inimitable, la coulée de son paragraphe et de sa page. Roman miraculeux, roman exemplaire, La Chartreuse éclate d’un vouloir-vivre joyeux et tragique. Dans l’Italie du XIXe siècle, la réalité s’élève d’elle-même au fabuleux, à l’aventure; l’histoire confine au romanesque, à l’opéra bouffe, à la comédie de cour. Stendhal nous parle d’héroïsme, à travers les figures du sublime passionnel que sont la vengeance, l’inceste, le tyrannicide, et de la naïveté d’un héros à «l’air cornichon».

Éditions Paradigme

14, quai Saint-Laurent, 45000 Orléans

Tél. : 02 38 70 84 44 – Fax : 02 38 70 56 76

commercial@paradigme.com

www.paradigme.com

Préface

«La Chartreuse de Parme de 1860»

Dès la première parution, Stendhal rêve d’une édition en 3 volumes pour 1860 et commence à y travailler. Le propos de notre édition, qui fournit et organise les éléments qu’il a laissés, est de s’en approcher.

Histoire du texte. Principes de l’édition.

Symboles et abréviations

LA CHARTREUSE DE PARME

Texte établi à partir de l’édition de 1839.
Ont été ajoutés en notes les commentaires, variantes et additions de Stendhal figurant sur les exemplaires Chaper, Lingay et Royer, ainsi que les variantes relevées dans les éditions de 1846 et 1853.

Appendices

Chapitres complémentaires

La Chartreuse de Parme et les manuscrits italiens

Marginales en liberté

Relevé des annotations portées par Stendhal sur les pages de début et de fin des exemplaires Chaper, Lingay et Royer.

Projets de réponse à l’article de Balzac

Notes de Michel Crouzet

Chronologie – Bibliographie

COLLECTION

HOLOGRAMMES

Publier des éditions qui révèlent une « image
totale » de l’écrit.

Stendhal, Balzac, Dumas un récit romantique ?

 

Stendhal, Balzac, Dumas un récit romantique ?

 

 

PUM Presses Universitaires du Mirail

 

Collection « CRIBLES Essais de littérature » sous la direction de Pierre Glaudes.

Stendhal, Balzac, Dumas : quoique ces trois noms soient souvent évoqués lorsqu’il s’agit de romantisme et de récit, il n’est pas si courant de les trouver associés. Ce qui les sépare frappe plus à première vue que ce qui les unit. C’est ce paradoxe qu’on a voulu explorer dans cet ouvrage auquel ont collaboré des spécialistes de chacun de ces auteurs, mais aussi du romantisme. Si Stendhal, Balzac, Dumas sont bien des romanciers romantiques, le sont-ils de la même façon, pour les mêmes raisons ? Y a-t-il une cohérence de la notion de “récit romantique” ? C’est à ces questions qu’essaient de répondre les communications ici rassemblées, en variant les modes d’approche. La comparaison resserrée, par souci d’approfondissement, à ces trois écrivains vient naturellement s’enrichir de rapprochements avec d’autres prosateurs romantiques : Mme de Staël, Nodier, Hugo, Sue, Musset, Mérimée, et d’autres. Au total ce sont les linéaments d’une théorie du récit romantique qui s’esquissent ; un récit entièrement tendu vers la communication des savoirs, des émotions et des valeurs, qui a en même temps une conscience aiguë des limites et des apories de la communication. Bref, un récit moderne.

Année : 2006

321 pages. 29 euros
Réf. : CRIB 33
Code SODIS : F278593

TABLE DES MATIÈRES

Introduction
Lise Dumasy 9

MOTEURS DU RÉCIT

« L’Envers de l’histoire contemporaine.Conjurations, complots et sociétés secrètes, moteurs souterrains du récit romanesque romantique » Sarah Mombert (ENS Lettres et sciences humaines, Lyon) 21

 

Les Mystères de Paris selon Balzac et Dumas: d’un motif romanesque traditionnel à la trame d’un récit romantique» Cécile Meynard (Université Stendhal, Grenoble 3) 33

 

« Un projet romantique: la quête de la totalité chez Balzac et Dumas» Anne-Marie Cahlet-Bianco (Université d’Angers) 53

 

«Système et mises en scène de l’énergie dans le récit romantique selon Stendhal et Balzac. Massimila Doni et ses intertextes stendhaliens» Hélène Spengler (Université Stendhal, Grenoble 3) 69

 

«Pour un récit romantique: Vanina Vanini (Stendhal), Un épisode sous la Terreur (Balzac), La Rose rouge (Dumas) » Michel Autrand (Université Paris-Sorbonne, Paris 4) 101

MODÈLES, FORMES, STRATÉGIES

«Armance, Le Lys dans le vallée et la tradition du roman sentimental» Brigitte Louichon (IUFM d’Aquitaine) 119

 

«Logique du récit musical chez Stendhal et Balzac» Béatrice Didier (ENS, Paris) 137

 

«Stendhal, Balzac et la question du style indirect libre» Michel Brix (Université Notre-Dame de la Paix, Namur) 149

 

«Rapidité et légèreté: parallèles et divergences entre Stendhal et Dumas» Vittorio Frigerio (Université Dalhousie, Halifax, Nouvelle Écosse) 163

 

«Des enjeux contrastés de l’ellipse dans trois nouvelles romantiques (Dumas, Marie (1826) – Balzac, L’Élixir de longue vie (1830) -Stendhal, Le Philtre (1830) » Jacques Dürrenmatt (Université Toulouse 2, Le Mirail) 179

 

«Ruptures et interruptions dans le récit romantique. Quelques exemples tirés de Stendhal et de Balzac (La Chartreuse de Parme, Illusions perdues) » Pierre Laforgue (Université de Franche-Comté, Besançon) 193

 

«La question des longueurs (Stendhal, Balzac, Dumas) Aude Déruelle (Université de Nice Sophia-Antipolis) 203

 

«Quand le roman parle à son lecteur. Stratégies du discours auctorial chez Balzac, Dumas, Stendhal» Christèle Couleau (Université Paris-Nord, Paris 13) 219

HISTOIRE, SOCIÉTÉ, RÉCIT

«L’Histoire à l’estomac. Corps, société, pouvoir dans le récit romantique» Jean-Marie Roulin (Université Jean Monnet, Saint-Étienne) 235

 

«Trois romantiques face à l’histoire: Stendhal, Dumas, Balzac» Isabelle Durand-Le Guern (Université Rennes 2, Haute-Bretagne) 251

 

«Raison et déraison vendettales dans La Vendetta de Balzac et Les Frères corses de Dumas» Claudie Bernard (Université de New York, NYU) 265

 

«Fictions critiques. Érotique et politique dans La Chartreuse de Parme et La Cousine Bette » Constanze Baethge et Jacques Dubois (Université d’Osnabrück, Université de Liège) 284

 

«Sociopoétique de la rumeur dans Lucien Leuwen, La Maison Nucingen, et Le Comte de Monte-Cristo » Alexandre Péraud (Université Michel de Montaigne, Bordeaux III- Modernités) 301

Henri Beyle, un écrivain méconnu

Henri Beyle, un écrivain méconnu

1797-1814

HB écrivain méconnu

Éditions KIME

Beyle avant Stendhal : Stendhal a beaucoup écrit avant Stendhal, dans l’ombre clandestine du journal ou de la correspondance, dans les essais dramatiques de sa jeunesse. C’est ce premier Stendhal que nous souhaiterions explorer, en considérant pour la première fois l’œuvre dans sa dimension la plus large : notes, correspondance, journal, premiers essais dramatiques, etc.

Janinne Gallant
Béatrice Didier
Hélène de Jacquelot
Kajsa Andersson
Thierry Ozwald
Cécile Meynard
Marie-Rose Corredor
Ferdinand Collier
Alexandra Pion
Xavier bourdenet
Françoise Guinoiseau
Elisabeth Scheele
Michel Brix
Francesco Spandri
Serge Linkès
Suzel Esquier
Catherine Mariette-Clot
Marthe Peyroux
Jean-Jacques Hamm
Michel Crouzet

ISBN 978-2-84174-414-5
2007 | 440 p.| 34 €

sous la direction de Michel Arrous, Francis Claudon, Michel Crouzet

L’Image du Nord chez Stendhal et les romantiques

Les éditions Örebro University ont fait paraître en juin 2006 le troisième tome de l’Image du Nord chez Stendhal et les romantiques. Textes rassemblés par Kajsa Andersson. Un quatrième tome est en préparation pour le printemps 2007.

« L’image du Nord chez Stendhal et les Romantiques « , tel était le thème du colloque tenu à l’Université d’Örebro, du 25 au 27 avril 2002. Les participants étaient invités à revoir à la lumière stendhalienne et romantique l’opposition toute faite entre le Nord et le Sud, le premier plus civilisé, plus riche d’énergie que le second présenté traditionnellement comme terre des arts et des passions. Au centre des débats devaient trouver place les différentes composantes dont étaient formées cette Image du Nord: mélancolie, spiritualité, utopie, morale, esprit de révolte de l’individu à l’égard d’une société contraignante, angoisse existentielle parmi d’autres traits marquants.Les nombreux intervenants, chacun muni d’un bagage érudit spécifique, interrogèrent maintes disciplines, roman, journalisme, théâtre, peinture, mythologie etc. pour parvenir à la présentation la plus fine possible de cette image et constater que le Nord garde pour figure de proue le clair bouleau et le sombre sapin opposé à l’oranger si cher à Stendhal et le laurier-rose à Gobineau. Ces deux volumes, somme des travaux inspirés par un vaste sujet, permettent de découvrir l’attrait et l’influence exercés par le Nord sur l’imagination, la sensibilité des méridionaux et leur goût des voyages.

RAPPEL:

Premier tome 25 euros
Deuxième tome 30 euros
Les deux tomes 50 euros
Frais de port à la charge de l’acheteur.

On peut se procurer ces ouvrages en prenant directement contact avec madame:

KAJSA ANDERRSON
Stryrmansgatan 37
SE- 1144 54 STOCKHOLM

Mail: kajsa_andersson2001@yahoo.se

Stendhal a Milano, edito dalla Biblioteca Comunale di Milano

Stendhal a Milano

Alberto Rebori,
Stendhal a Milano, edito dalla Biblioteca Comunale di Milano.

Milano, la meno appariscente tra le nostre città d’arte, ha avuto in Stendhal un appassionato ammiratore. Le tracce di questa passione sono disseminate nelle pagine di alcune sue opere che invece evocano nei loro titoli altre località italiane: Roma, Napoli e Firenze, Passeggiate romane, La Certosa di Parma. Anche negli scritti più intimi, pubblicati postumi, tutto inizia, ruota e finisce intorno al capoluogo lombardo. Il Diario si apre a Milano alla data del 18 aprile 1801, i Ricordi di egotismo incominciano con la fuga dalla città avvenuta nel 1821 e le pagine successive raccontano il dolore per averla dovuta abbandonare, mentre la Vita di Henry Brulard si interrompe «in un’affascinante mattina di primavera, e quale primavera! e in quale paese» del 1800 quando Marie-Henri Beyle, diciassettenne non ancora Monsieur de Stendhal officier de cavalerie, fa il suo ingresso a Milano al seguito dell’esercito napoleonico.

Qui tutto lo attrae: la società, le donne, la musica, i teatri, le strade e persino gli odori. Tutto s’imprime indelebilmente in lui, nulla sembra, in apparenza, deluderlo, anche se la tanto proclamata felicità è spesso più inseguita che raggiunta. «Milano – dirà – è stato per me dal 1800 al 1821 il luogo dove ho desiderato costantemente abitare». Dal 1814 al 1821 realizza finalmente il sogno di vivere dove «spuntò l’aurora» della sua vita. Poi, per diverse cause – sentimentali, economiche e politiche –, lascia definitivamente quella che considera la propria patria d’adozione; il legame tuttavia non si interrompe, sfuma prima in un ricordo carico di malinconia e diventa, dopo la sua morte, una pubblica dichiarazione espressa nel celebre epitaffio inciso sulla lapide della sua tomba a Parigi: «Arrigo Beyle milanese. Visse scrisse amò».

Cambiato il secolo e mutati i ruoli, nella seconda metà del ‘900 è il capoluogo lombardo che si fa protagonista di questo rapporto, quando accoglie la biblioteca dello scrittore francese rimasta, dal 1842 – anno della sua morte – al 1942, a Civitavecchia dove fu console di Francia.

Le ragioni quindi per ricordare «la milanesità stendhaliana» sono molteplici anche se note, mentre il linguaggio scelto per proporre ancora una volta la “milanesità” dello scrittore francese è del tutto inconsueto.

Alberto Rebori ha ambientato a Milano un fumetto che racconta il ritorno di Stendhal, calandolo in una immaginaria promenade dans 1000ans scandita da passi tratti da alcune sue opere (Diario,Roma, Napoli e Firenze, Ricordi di egotismo), alla ricerca di persone, luoghi, sentimenti e atmosfere mai dimenticate. La sensibilità e l’ironia di questo intelligente “turista”, catapultato dal segno stravagante e incisivo di Rebori in una realtà ormai altra, si scontrano con modi di vivere e occasioni sociali che ci raffigurano e impietosamente ci raccontano. Nonostante quello che circonda uno sbigottito e a volte terrorizzato Stendhal – ma come potrebbe non esserlo? – a spasso per Milano, Alberto Rebori gli fa esclamare, malgrado tutto, «amo Milano». Ancora una volta l’immaginazione ha avuto il sopravvento sulla realtà.

Con questa storia fantastica narrata per immagini, il Centro Stendhaliano della Biblioteca Comunale ha voluto affidare anche al linguaggio del fumetto una affettuosa seppur insolita testimonianza di un rapporto iniziato nel lontano giugno del 1800 dal giovane Marie-Henri Beyle e non ancora concluso.

Giulia Chiesa

Centro Stendhaliano

Milan, la moins voyante de toutes nos cités d’art, a eu en Stendhal un admirateur passionné. Les traces de cette passion sont disséminées à travers les pages de chacune de ses oeuvres qui pourtant évoquent dans leurs titres d’autres localités italiennes: Rome, Naples et Florence, Promenades dans Rome, la Chartreuse de Parme. Dans ses écrits les plus intimes et publications posthumes également , tout commence et tourne autour de la capitale lombarde. Le Journal débute à Milan à la date du 18 avril 1801, les Souvenirs d’Egotisme commencent avec la fuite hors de la ville survenue en 1821, et les pages suivantes racontent la douleur de l’avoir abandonnée. Cependant la Vie d’Henry Brulard s’interrompt « par une fascinante matinée de printemps, et quel printemps! et dans ce pays  » au 19 ème siècle lorsque Marie Henry Beyle, jeune homme de 17 ans qui n’est pas encore Monsieur de Stendhal, officier de cavalerie, fait son entrée à Milan à la suite des troupes napoléoniennes.

Ici, tout le fascine: la société, les femmes, la musique, les théâtres, les rues et bien sûr les odeurs. Tout se grave de manière indélébile, rien ne semble en apparence le décevoir. Comme il l’a tant proclamé de 1800 à 1821 son séjour fut une suite de bien-être.  » Milan – dira-t-il – est le lieu où j’ai constamment désiré vivre ». De 1814 à 1821 il réalise finalement le rêve d’ou pointe « l’aurore de sa vie ». Puis pour diverses raisons (sentimentales, économiques et politiques), il abandonne définitivement celle qu’il considère comme sa patrie d’adoption, le lien toutefois ne se se rompt pas, il se fond ensuite dans un souvenir mélancolique. Qui deviendra après sa mort une déclaration publique dans la célèbre épitaphe incrustée sur la pierre tombale à Paris :  » Henry Beyle de Milan qui vecut, écrivit, aima ».

Changement de siècle, renversement de rôles, dans la seconde moitié du 19ème siècle la capitale lombarde se fait protagoniste de ce rapport, lorsqu’elle accueille la bibliothèque de l’écrivain restée, de 1842 (année de sa mort) à 1942 à Civitavecchia où il fut consul de France.

Les raisons cependant pour se souvenir de Stendhal à Milan sont multiples, ainsi le langage choisi afin de proposer encore une fois l’esprit milanais de l’écrivain français est donc inhabituel.

Alberto Rebori a planté le décor de sa BD à Milan et retrace le retour de Stendhal à travers une imaginaire promenade dans 1000 ans tout en ponctuant son évocation de passages à travers chaque oeuvre (Journal, Rome, Naples et Florence, Souvenirs d’égotisme), à la recherche de personnages, lieux , sentiments et atmosphère jamais oubliés. La sensibilité et l’ironie de cet intelligent  » touriste  » catapulté dans une réalité désormais autre grace au style extravagant et incisif de Rebori, s’opposent aux modes de vie et aux scènes sociales qui y sont représentées et racontées sans pitié. Malgré ce qui entoure un Stendhal mécréant parfois terrorisé (mais comment pourrait-il ne pas l’être?) de passage à Milan, A. Rebori le fait s’exclamer malgré tout « j’aime Milan ». Une fois encore l’imagination a pris le pas sur la réalité.

Avec cette histoire fantastique narrée par l’image, le Centre Stendhalien de la bibliothèque communale a voulu enrichir le langage de la BD du témoignage affectueux bien qu’insolite d’une rencontre commencée durant le lointain mois de juin 1800 par le jeune Marie Henry Beyle, et encore inachevée.

Giulia Chiesa
Centro Stendhaliano
Traduction Éliane HUBER

 

Pauca Intelligenti (Stendhal Blanc sur Noir)

Stendhal Blanc sur Noir

Anna Jasinski

Pauca Intelligenti (Stendhal Blanc sur Noir)

A regarder de près l’ensemble des publications qu’a suscitées l’oeuvre de Stendhal, on découvre une page blanche: celle qu’auraient pu écrire les chercheurs issus du continent noir…
Quelle est la réception de Stendhal chez les lecteurs d’origine africaine? En attendant la réponse, on peut essayer de se poser la même question dans le sens inverse: quelle image de l’Afrique et des Africains pouvait avoir Stendlial?
A partir de nombreuses citations issues des romans, biographies, correspondances, souvenirs et récits de voyages de Stendhal, Anna Jasinski ouvre des pistes pour mieux cerner les opinions de l’écrivain contemporain de Benjamin Constant, Alphonse de Lamartine et Victor Schoelcher.

Anna Jasinski a soutenu une thèse sur l’oeuvre de Stendhal à l’université de Grenoble. Elle poursuit actuellement à Paris ses recherches sur les cultures africaines.

ISBN 2-7539-0092 -2
214 PAGES
Collection Autour d’une oeuvre

17 euros

Éditions Connaissances et Savoirs

149 rue Saint Honoré

75001 Paris

http://connaissances-savoirs.com/pages/details-ouvrage.php?livre_id=70