{"id":271,"date":"2005-12-13T10:22:14","date_gmt":"2005-12-13T09:22:14","guid":{"rendered":"http:\/\/jy.reysset.free.fr\/wordpress\/?p=271"},"modified":"2008-07-11T09:40:02","modified_gmt":"2008-07-11T08:40:02","slug":"271","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/stendhal.fr\/?p=271","title":{"rendered":"Stendhal, les romantiques et le tournant de 1830"},"content":{"rendered":"<h3 class=\"title\"><\/h3>\n<p align=\"center\"><em><strong>Stendhal, les romantiques et le tournant de 1830<\/strong><\/em><strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong>Colloque international organis\u00e9 par Stendhal aujourd\u2019hui, Soci\u00e9t\u00e9    internationale d\u2019\u00e9tudes stendhaliennes, et HB Revue internationale    d\u2019\u00e9tudes stendhaliennes, 10 et 11 mars 2006, Mus\u00e9e d\u2019art et d\u2019histoire    de Saint-Denis, et Universit\u00e9 de Paris-Sorbonne.<\/strong><\/p>\n<p>1830 : cette date n\u2019est pas n\u2019importe quelle date, c\u2019est une ann\u00e9e qui    fait date ; il s\u2019agirait de l\u2019\u00e9tudier comme un tournant, qui ferait    correspondre la R\u00e9volution politique et la R\u00e9volution litt\u00e9raire, et qui    refl\u00e8terait plus largement une crise sociale et la mise en question    peut-\u00eatre radicale de l\u2019ordre du symbolique. En 1830, commence un    deuxi\u00e8me \u00ab mal du si\u00e8cle \u00bb qui rassemble la jeunesse r\u00e9volt\u00e9e \u2013 celle    des \u00ab bousingots \u00bb notamment, auxquels il faudrait faire un sort, en    songeant aux Jeunes-France \u2013, dans une \u00e9cole informelle mais r\u00e9elle,    dont Balzac avait \u00e9num\u00e9r\u00e9 les membres (Janin, Nodier, Borel, Musset,    Gautier, etc.). Qu\u2019en est-il exactement du rapport entre cette crise    politique et sociale et la litt\u00e9rature qui semble bien se renouveler \u00e0    son contact, dans un mouvement \u00e0 la fois ironique, parodique et    r\u00e9g\u00e9n\u00e9rateur, \u00e0 la fois d\u00e9senchantant et \u00ab r\u00e9enchantant \u00bb? C\u2019est \u00e0 cette    r\u00e9flexion que nous souhaiterions vous convier, en faisant appel au    croisement de toutes les sp\u00e9cialit\u00e9s (litt\u00e9rature, philosophie,    histoire, histoire de l\u2019art), et en prenant appui sur l\u2019\u0153uvre de    Stendhal qui, au milieu de sa carri\u00e8re litt\u00e9raire, \u00e9crit un roman    exemplaire de la crise, <em>Le Rouge et le Noir<\/em> (la soci\u00e9t\u00e9 n\u00e9e de    1830 est aussi son probl\u00e8me), \u2013 mais pour envisager plus largement ce    qu\u2019on pourrait appeler une litt\u00e9rature de la crise, dont <em>   La Peau de chagrin<\/em>, autre \u00ab Rouge et le noir \u00bb, serait l\u2019un des    grands textes repr\u00e9sentatifs. Il s\u2019agirait de comprendre, avec Stendhal,    \u00e0 partir de lui, mais aussi au-del\u00e0 de lui, le romantisme 1830, en le    saisissant en amont (1827, date de parution d\u2019<em> Armance<\/em>) et    dans l\u2019onde de choc de la R\u00e9volution (jusqu\u2019en 1835 environ), et tel    qu\u2019il suscite un renouvellement des th\u00e8mes et des formes, sans exclusive    aucune, ni de genre (po\u00e9sie, th\u00e9\u00e2tre, roman, nouvelle), ni de m\u00e9thode,    ni de perspective. En voici quelques-unes, simples suggestions d\u2019\u00e9tudes :<br \/>\n<em> &#8211; Le regain de la nouvelle<\/em> : Il pourrait \u00eatre fait ainsi une place    importante au renouveau de la nouvelle, du r\u00e9cit bref autour de 1830,    favoris\u00e9 qu\u2019il fut par l\u2019extraordinaire appel d\u2019air de la Revue de    Paris. On trouvera des livres sur la nouvelle, mais il n\u2019est gu\u00e8re de    r\u00e9flexion synth\u00e9tique sur la nouvelle romantique, sur cet essor du r\u00e9cit    bref qui puise notamment sa source dans la red\u00e9couverte des r\u00e9cits    tragiques ; ce serait l\u2019occasion de la mener \u00e0 bien, en consid\u00e9rant la    convergence d\u2019une th\u00e9matique renouvel\u00e9e et d\u2019une po\u00e9tique de l\u2019ellipse    et de la fulgurance.<br \/>\n&#8211;<em> Le r\u00e9cit excentrique<\/em> : L\u2019analyse    formelle du r\u00e9cit excentrique a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 tent\u00e9e par le livre classique    de D. Sangsue. Mais peut-\u00eatre serait-il f\u00e9cond de relier la floraison    \u00e9ph\u00e9m\u00e8re de cette litt\u00e9rature hybride, ironique et parodique    d\u2019elle-m\u00eame, sombre et joyeuse (Janin et <em>L\u2019\u00c2ne mort<\/em>  , Balzac et <em>La Physiologie du mariage<\/em>, Nodier, Gautier, Hugo, Vigny et <em> Stello<\/em> ), de rattacher le surgissement d\u2019un tel chaos narratif, qui brise    le roman historique, charpent\u00e9, \u00e0 la Walter Scott, \u00e0 la crise globale    d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 vou\u00e9e \u00e0 la raillerie et domin\u00e9e, selon Balzac, par la    puissance dissolvante de la personnalit\u00e9, de l\u2019atome \u00e9go\u00efste. Au    nihilisme de la soci\u00e9t\u00e9 r\u00e9pondrait un nihilisme de la litt\u00e9rature, la    mont\u00e9e du roman vers la d\u00e9mesure et sa dissolution dans la monstruosit\u00e9.<br \/>\n&#8211;<em> Le fr\u00e9n\u00e9tiqu<\/em>e : La m\u00eame interrogation pourrait porter sur    la violence anarchique et parodique de la litt\u00e9rature fr\u00e9n\u00e9tique, autre    flamb\u00e9e \u00e9ph\u00e9m\u00e8re que Nodier avait d\u2019abord identifi\u00e9e \u00e0 <em> Hans d\u2019Islande<\/em> pour la condamner, quitte \u00e0 s\u2019y rallier ensuite, en    distinguant dans cette litt\u00e9rature la seule possible, celle d\u2019une    soci\u00e9t\u00e9 moribonde.<br \/>\n&#8211;<em> L\u2019\u00e9cole du d\u00e9senchantemen<\/em>  t : On voit donc qu\u2019il s\u2019agirait aussi de reprendre le d\u00e9bat que Balzac avait    ouvert, et de tenter de d\u00e9finir plus largement la position de ce    deuxi\u00e8me romantisme, celui de 1830, par rapport au premier, dont il    n\u2019est pas m\u00eame s\u00e9par\u00e9 d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration, en \u00e9vitant peut-\u00eatre de    l\u2019enfermer dans une perspective univoque qui consisterait \u00e0 r\u00e9unir dans    un schisme scandaleux les \u00e9crivains de l\u2019anti-progr\u00e8s. D\u00e9senchantement    et enchantement seraient peut-\u00eatre \u00e0 consid\u00e9rer plut\u00f4t dans un rapport    dialectique, selon un jeu de tensions proprement ironiques qui traverse <em> tout<\/em> le romantisme.<\/p>\n<p>[Contact : Michel Arrous,    michelarrous@club-internet.fr]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Stendhal, les romantiques et le tournant de 1830 Colloque international organis\u00e9 par Stendhal aujourd\u2019hui, Soci\u00e9t\u00e9 internationale d\u2019\u00e9tudes stendhaliennes, et HB Revue internationale d\u2019\u00e9tudes stendhaliennes, 10 et 11 mars 2006, Mus\u00e9e d\u2019art et d\u2019histoire de Saint-Denis, et Universit\u00e9 de Paris-Sorbonne. 1830 &hellip; <a href=\"https:\/\/stendhal.fr\/?p=271\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[6],"tags":[],"class_list":["post-271","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-colloques"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/s34K8b-271","jetpack_likes_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/271","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=271"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/271\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=271"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=271"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=271"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}