{"id":251,"date":"2005-01-13T16:43:02","date_gmt":"2005-01-13T15:43:02","guid":{"rendered":"http:\/\/jy.reysset.free.fr\/wordpress\/?p=251"},"modified":"2008-07-09T10:52:56","modified_gmt":"2008-07-09T09:52:56","slug":"251","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/stendhal.fr\/?p=251","title":{"rendered":"Nouvelle \u00e9dition des Oeuvres romanesques de Stendhal en Pl\u00e9iade"},"content":{"rendered":"<h3 class=\"title\">Nouvelle \u00e9dition des Oeuvres romanesques en Pl\u00e9iade<\/h3>\n<p align=\"center\">&nbsp;<\/p>\n<h2 align=\"center\"><strong>\u00c9ditions Gallimard<\/strong><\/h2>\n<p align=\"center\"><strong>Collection de la Pl\u00e9iade<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\"><strong>STENDHAL<\/strong><\/p>\n<h3 align=\"center\"><em>\u0152uvres romanesques compl\u00e8tes,I<\/em><\/h3>\n<p align=\"center\"><iframe src=\"http:\/\/rcm-fr.amazon.fr\/e\/cm?t=sitesten-21&amp;o=8&amp;p=8&amp;l=as1&amp;asins=2070117146&amp;fc1=000000&amp;IS2=1&amp;lt1=_blank&amp;lc1=0000FF&amp;bc1=000000&amp;bg1=FFFFFF&amp;f=ifr\" style=\"width: 120px; height: 240px\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" frameborder=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe><\/p>\n<h3><strong>Stendhal<\/strong><\/h3>\n<p align=\"left\"> <em>\u0152uvres romanesques compl\u00e8tes,<\/em> I<\/p>\n<p>\u00ab Je        pourrais faire un ouvrage qui ne plairait qu\u2019\u00e0 moi et qui serait reconnu        beau en 2000 \u00bb: Stendhal tiendra promesse, \u00e9crira pour lui-m\u00eame, tout en        songeant \u00e0 la post\u00e9rit\u00e9 et aux g\u00e9n\u00e9rations futures. Il vient tard au        genre romanesque, \u00e0 quarante-trois ans seulement, avec <em>Armance<\/em>  . Avant, il a exerc\u00e9 sa plume dans diff\u00e9rents domaines. Mais ce sont ses        romansqui le distinguent aujourd\u2019hui \u00e0 nos yeux. Il est consid\u00e9r\u00e9 comme        le premier romancier \u00abr\u00e9aliste\u00bb, devan\u00e7ant Balzac d\u2019une courte t\u00eate.        Peindre l\u2019\u00e9poque sans verser dans la caricature, \u00eatre r\u00e9aliste sans        tomber dans le v\u00e9risme mort-n\u00e9, d\u00e9crire des m\u0153urs vou\u00e9es \u00e0 devenir        caduques en lorgnant sur l\u2019immortalit\u00e9: les imp\u00e9ratifs d\u2019\u00e9criture        qu&rsquo;Henri Beyle s\u2019\u00e9tait fix\u00e9s pouvaient para\u00eetre contradictoires.        Pourtant, Stendhal a gagn\u00e9 son pari: il a \u00e9crit des romans qui, quoique        r\u00e9alistes, sont pass\u00e9s \u00e0 la post\u00e9rit\u00e9. <em>Le        Rouge et le Noir<\/em> incarne l\u2019accord parfait entre une repr\u00e9sentation        historique, r\u00e9aliste, satirique, et une intrigue h\u00e9ro\u00efque transcendant        la situation politique et sociale de l\u2019heure. La \u00ab chronique de 1830 \u00bb        est entr\u00e9e dans un \u00e9ternel pr\u00e9sent.<br \/>\nLes \u00e9ditions        successives des \u0153uvres de Stendhal refl\u00e8tent l&rsquo;importance toujours plus        grande qu\u2019il rev\u00eat aux yeux de chaque nouvelle g\u00e9n\u00e9ration. Celle dont la        Pl\u00e9iade publie aujourd&rsquo;hui le premier volume comptera trois tomes et        propose une organisation nouvelle, puisque tous les textes narratifs y        sont class\u00e9s dans l\u2019ordre chronologique de leur composition. Enfin,        pourrait-on dire: aussi \u00e9tonnant que cela paraisse, c\u2019est la premi\u00e8re        fois que cette disposition, souvent adopt\u00e9e pour d\u2019autres auteurs, est        appliqu\u00e9e \u00e0 Stendhal. L\u2019usage, jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, voulait que l\u2019on        proc\u00e9d\u00e2t \u00e0 des regroupements qui, quelle que f\u00fbt leur pertinence,        n\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 voulus par l\u2019\u00e9crivain, mais recueillaient plus ou        moins fid\u00e8lement l\u2019h\u00e9ritage de son premier \u00e9diteur. C\u2019est ainsi, par        exemple, que diff\u00e9rents textes \u00e9taient rassembl\u00e9s sous le titre de <em> Chroniques italiennes<\/em> \u2014 titre c\u00e9l\u00e8bre, mais qui recouvre des r\u00e9alit\u00e9s        bien diff\u00e9rentes selon les cas: s\u2019il a song\u00e9 \u00e0 r\u00e9unir les histoires        qu\u2019il avait tir\u00e9es de ses \u00ab manuscrits romains \u00bb, Stendhal n\u2019a jamais        \u00e9labor\u00e9 le sommaire d\u2019un tel recueil, de sorte que la table des mati\u00e8res        des <em>Chroniques<\/em> varie d\u2019une \u00e9dition \u00e0 l\u2019autre\u2026 Dans les <em> \u0152uvres romanesques compl\u00e8tes<\/em> que propose la Pl\u00e9iade ne figurera        aucun recueil \u00ab factice \u00bb. Chaque texte y est y publi\u00e9 \u00e0 sa date, de        telle sorte que le parcours fictionnel de l\u2019auteur d\u2019<em>        Armance<\/em> soit \u2014 enfin, donc \u2014 restitu\u00e9 dans sa continuit\u00e9 et dans sa        logique.<\/p>\n<p>\u00ab Que nul n\u2019entre ici s\u2019il n\u2019est paradoxe \u00bb :        telle est, renouvel\u00e9e de l\u2019antique, l\u2019injonction qui pourrait s\u2019inscrire        au fronton de l\u2019\u0153uvre stendhalienne. Ennemi sans piti\u00e9 du \u00ab bon sens \u00bb        et des v\u00e9rit\u00e9s pr\u00e9fabriqu\u00e9es, Henri Beyle, dans les salons et aupr\u00e8s de        ses amis, cultivait avec d\u00e9lectation un personnage de paradoxiste        imp\u00e9nitent et quasi professionnel, qui, chez certains observateurs        myopes, lui a valu la r\u00e9putation de courir apr\u00e8s l\u2019originalit\u00e9 \u00e0 tout        prix. Mais tout est paradoxal chez Stendhal, \u00e0 commencer par la destin\u00e9e        posthume qui lui a fait rafler la mise \u00e0 la loterie de la gloire lors        des tirages par lui express\u00e9ment pr\u00e9vus en 1880 et 1930, dans une        anticipation plut\u00f4t risqu\u00e9e, dont il a \u00e9t\u00e9 parfaitement justifi\u00e9 : un        homme qui, sans \u00eatre du tout un inconnu (c\u2019est au titre d\u2019\u00ab homme de        lettres \u00bb qu\u2019il re\u00e7oit en 1835 la L\u00e9gion d\u2019honneur), passait aux yeux de        la plupart pour un polygraphe dilettante et dou\u00e9, un conversationniste        caustique, un remarquable docteur \u00e8s choses italiennes, un excellent        trousseur d\u2019anecdotes volontiers scandaleuses, se mue apr\u00e8s sa mort en        romancier majeur de son si\u00e8cle ; \u00e9miett\u00e9es et de retentissement        circonscrit, ses productions, contre toute attente et par de tout autres        voies, vont faire jeu \u00e9gal avec l\u2019entreprise \u00e9norme et totalitaire de        Balzac, le seul \u2014 par une sorte d\u2019adoubement hautement symbolique \u2014 \u00e0        lui avoir, de son vivant, reconnu le statut de grand \u00e9crivain. Rarement,        ou jamais, pari apparemment hasard\u00e9, au fond soigneusement pr\u00e9par\u00e9 (car        Stendhal programme sa survie, ne cesse de penser \u00e0 ses inimaginables        lecteurs futurs, et prend soin d\u2019\u00e9viter tout ce qui, en datant trop        pr\u00e9cis\u00e9ment la fiction, risquerait de la p\u00e9rimer), n\u2019aura \u00e9t\u00e9 plus        brillamment gagn\u00e9, et la confiance manifest\u00e9e par Stendhal \u00e0 l\u2019\u00e9gard        d\u2019amis inconnus, qui n\u2019\u00e9taient pas encore n\u00e9s et que saurait susciter        son \u0153uvre (car il s\u2019agissait bien d\u2019abord d\u2019appara\u00eetre comme ayant        laiss\u00e9 une <em>\u0153uvre<\/em>, ce qui, dans son cas, n\u2019avait rien        d\u2019\u00e9vident) a re\u00e7u une \u00e9clatante r\u00e9tribution d\u2019outre-tombe. L\u2019abomin\u00e9        Chateaubriand avait raison: il faut passer par la mort pour \u00eatre        reconnu, c\u2019est-\u00e0-dire enfin connu.<\/p>\n<p align=\"right\"> <strong>Philippe Berthier<\/strong><br \/>\n(extrait de la pr\u00e9face des <em> \u0152uvres romanesques compl\u00e8tes<\/em> de Stendhal).\n<\/p>\n<p align=\"left\">&nbsp;<\/p>\n<p><em>\u00c9dition \u00e9tablie sous la direction d\u2019Yves Ansel        et Philippe Berthier.<br \/>\nNo 4 de la collection. Tomes II et III en        pr\u00e9paration.<br \/>\n<\/em><br \/>\nUn volume, reli\u00e9 pleine peau sous        coffret illustr\u00e9<br \/>\nFormat :                              105 x 170<br \/>\nNombre de pages :              1 248<br \/>\nDate de mise en vente :       17 f\u00e9vrier 2005<br \/>\nPrix :                                  50 \u20ac<br \/>\n<strong> Prix de lancement :           45 \u20ac jusqu\u2019au 31 mai 2005<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\">&nbsp;<\/p>\n<p>STENDHAL<br \/>\n<em><strong>\u0152uvres romanesques<br \/>\ncompl\u00e8tes<\/strong><\/em><\/p>\n<p>I<\/p>\n<p>\u00e9dition \u00e9tablie        par Yves Ansel<br \/>\net Philippe Berthier<\/p>\n<p>Pr\u00e9face<br \/>\npar Philippe Berthier<\/p>\n<p>Introduction<br \/>\npar Yves Ansel<\/p>\n<p>Chronologie<br \/>\npar Philippe Berthier<\/p>\n<p>Note sur la pr\u00e9sente        \u00e9dition<br \/>\npar Yves Ansel<br \/>\net Philippe Berthier<\/p>\n<p>ANECDOTE<br \/>\nROMAN<br \/>\nJOURNAL DE SIR JOHN ARMITAGE<br \/>\nERNESTINE OU LA NAISSANCE        DE L\u2019AMOUR<br \/>\nSOUVENIRS D\u2019UN GENTILHOMME ITALIEN<br \/>\nARMANCE<br \/>\nVANINA VANINI<br \/>\nLE COFFRE ET LE REVENANT<br \/>\nMINA DE VANGHEL<br \/>\nLE PHILTRE<\/p>\n<p>Textes \u00e9tablis, pr\u00e9sent\u00e9s et annot\u00e9s<br \/>\npar Philippe        Berthier<\/p>\n<p>LE ROUGE ET LE NOIR<\/p>\n<p>APPENDICES<\/p>\n<p>Textes \u00e9tablis, pr\u00e9sent\u00e9s et annot\u00e9s<br \/>\npar Yves Ansel<\/p>\n<p><em> Notices, notes et variantes<\/em><br \/>\nChoix bibliographique<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nouvelle \u00e9dition des Oeuvres romanesques en Pl\u00e9iade &nbsp; \u00c9ditions Gallimard Collection de la Pl\u00e9iade STENDHAL \u0152uvres romanesques compl\u00e8tes,I Stendhal \u0152uvres romanesques compl\u00e8tes, I \u00ab Je pourrais faire un ouvrage qui ne plairait qu\u2019\u00e0 moi et qui serait reconnu beau en &hellip; <a href=\"https:\/\/stendhal.fr\/?p=251\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[2],"tags":[],"class_list":["post-251","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-nouvelles-publications"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/s34K8b-251","jetpack_likes_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/251","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=251"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/251\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=251"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=251"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=251"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}