{"id":188,"date":"2006-09-05T01:59:59","date_gmt":"2006-09-05T00:59:59","guid":{"rendered":"http:\/\/jy.reysset.free.fr\/wordpress\/?p=188"},"modified":"2008-07-10T13:26:12","modified_gmt":"2008-07-10T12:26:12","slug":"lincroyable-saga-des-torlonia-des-monts-du-forez-aux-palais-romains","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/stendhal.fr\/?p=188","title":{"rendered":"L&rsquo;Incroyable Saga Des Torlonia. Des Monts Du Forez Aux Palais Romains"},"content":{"rendered":"<p><strong>Une \u00ab figure \u00e0 argent \u00bb : Giovanni Torlonia<\/strong><\/p>\n<p align=\"left\">&nbsp;<\/p>\n<p>Si les lecteurs de <em>Rome, Naples et Florence<\/em>, des <em>Promenades<br \/>\ndans Rome<\/em> et de <em>Vanina Vanini<\/em>, comme ceux du <em>Comte de<\/em> <em>Monte-Cristo<\/em>,<br \/>\nconnaissent les r\u00e9ceptions fastueuses que Giovanni Torlonia, \u00ab riche<br \/>\nbanquier fort juif \u00bb, \u00ab fort avare et un peu fripon \u00bb, au jugement de<br \/>\nStendhal, donnait dans son palais de la place de Venise, sans doute<br \/>\nignorent-ils sa fabuleuse histoire et celle de la dynastie qu\u2019il fonda.<br \/>\nLes stendhaliens, qui ont lu la br\u00e8ve \u00e9tude d\u2019Aim\u00e9 Dupuy (<em>Stendhal<br \/>\nclub<\/em>, 15 oct. 1968) et parcouru la correspondance du consul,<br \/>\ndisposeront d\u00e9sormais du solide et agr\u00e9able ouvrage de r\u00e9f\u00e9rence<br \/>\nqu\u2019Henri Ponchon a consacr\u00e9 aux<br \/>\nTorlonia, les Rothschild de Rome, objet de nombreuses \u00e9tudes en<br \/>\nItalie, mais rarement \u00e9voqu\u00e9s en France : Henri Pourrrat<br \/>\na consacr\u00e9 quelques lignes de son <em>Gaspard des montagnes<\/em><br \/>\nau fondateur de la lign\u00e9e ; Jean Anglade l\u2019a \u00e9voqu\u00e9 dans un roman<br \/>\nhistorique, <em>Qui t\u2019a<\/em> <em>fait prince ?<\/em> (1992). Giovanni<br \/>\nTorlonia (1754-1829)est le petit-fils d\u2019un fort modeste marchand de<br \/>\ntoiles du Forez, Antoine Tourlonias, et le fils de Marin Tourlonias<br \/>\n(1725-1785), n\u00e9 \u00e0 Augerolles (Puy-de-D\u00f4me), qui s\u2019installa \u00e0 Rome en<br \/>\n1750, o\u00f9 il italianisa son patronyme en Torlonia. Apr\u00e8s un d\u00e9tour<br \/>\nn\u00e9cessaire chez les Tourlonias du Forez, famille de forgerons et de<br \/>\nmarchands, H. Ponchon, g\u00e9n\u00e9alogiste \u00e9m\u00e9rite, tente de reconstituer<br \/>\nl\u2019\u00e9tonnant parcours de Marin qui se serait donc fix\u00e9 \u00e0 Rome, au service<br \/>\nd\u2019une de ses relations familiales, l\u2019abb\u00e9 de Montgon, agent de Philippe<br \/>\nV d\u2019Espagne, lequel eut de si s\u00e9v\u00e8res d\u00e9m\u00eal\u00e9s avec le cardinal de Fleury<br \/>\nqu\u2019il pr\u00e9f\u00e9ra se r\u00e9fugier dans le palais Zuccari, tout pr\u00e8s de la<br \/>\nTrinit\u00e9 des Monts, o\u00f9 s\u00e9journ\u00e8rent Reynolds, les Nazar\u00e9ens, et m\u00eame le<br \/>\ngrand Winckelmann. D\u2019abord valet de chambre puis marchand de soieries et<br \/>\ndraperies, Marino \u00e9pouse la fille d\u2019un \u00e9migr\u00e9 fran\u00e7ais et d\u2019une notable<br \/>\nallemande. Le couple aura quinze enfants dont Giovanni, \u00ab ce fameux<br \/>\nmarchand de fil \u00bb (Stendhal), le h\u00e9ros de la famille, qui fondera la<br \/>\ndynastie princi\u00e8re des Torlonia, avec l\u2019aide de son fr\u00e8re Giuseppe. Le<br \/>\ncommerce prosp\u00e8re tant et si bien que les Torlonia se consacrent \u00e0 la<br \/>\nbanque. Quoique Giovanni n\u2019ait pas \u00e9t\u00e9 imm\u00e9diatement accept\u00e9 dans le<br \/>\ncorps des banquiers romains, il r\u00e9ussit \u00e0 faire de sa maison la premi\u00e8re<br \/>\nsur la place de Rome. Son fils Alessandro lui succ\u00e8dera et, de 1829<br \/>\njusqu\u2019en 1860, dirigera la banque qui sera vendue en 1869 et mise en<br \/>\nliquidation en 1872.<\/p>\n<p>Le chapitre III retrace l\u2019\u00ab irr\u00e9sistible ascension \u00bb de Giovanni qui sut<br \/>\nprofiter des bouleversements provoqu\u00e9s par la R\u00e9volution fran\u00e7aise :<br \/>\nbanquier de la papaut\u00e9 (qui le fera marquis puis duc), mais aussi<br \/>\nfournisseur des arm\u00e9es de la R\u00e9publique, approvisionneur de la<br \/>\nR\u00e9publique romaine, banquier de tous les Bonaparte et de la noblesse<br \/>\nromaine, repr\u00e9sentant \u00e0 Rome du prince de F\u00fcrstenberg (qui le fera noble<br \/>\nd\u2019Empire en 1794), et charg\u00e9 des int\u00e9r\u00eats de la Pologne, etc. Une telle<br \/>\nr\u00e9ussite suppose bien \u00e9videmment des capitaux disponibles et une grande<br \/>\nintelligence financi\u00e8re. La banque Torlonia sera comparable \u00e0 celle des<br \/>\nRothschild, mais de moindre envergure : d\u2019abord des op\u00e9rations de change<br \/>\net l\u2019utilisation de capitaux d\u2019origine commerciale inemploy\u00e9s, puis<br \/>\nl\u2019acceptation d\u2019effets \u00e9mis en Europe par la papaut\u00e9. Au long des vingt<br \/>\nann\u00e9es de conflits entre la France et le Saint-Si\u00e8ge, G. Torlonia sera<br \/>\npr\u00e9sent \u00e0 toutes les \u00e9tapes, naviguant entre la papaut\u00e9 et les<br \/>\ngouvernements que la France lui impose . Son nom appara\u00eet fr\u00e9quemment<br \/>\ndans les d\u00e9p\u00eaches fran\u00e7aises, notamment lors de l\u2019assassinat de<br \/>\nBasseville, l\u2019imprudent secr\u00e9taire d\u2019ambassade dont Stendhal a racont\u00e9<br \/>\nla fin tragique d\u2019apr\u00e8s Monti, et dans les rapports de Cacault quand la<br \/>\nFrance imposa au pape l\u2019armistice de Bologne (1796). Giovanni devient<br \/>\nalors le banquier d\u2019un pape qui n\u2019a pas assez d\u2019argent pour payer la<br \/>\ncontribution d\u2019armistice. Comme la France accepte d\u2019\u00eatre pay\u00e9e en<br \/>\nfournitures, de l\u2019alun notamment<br \/>\n(qui avait fait la fortune des Chigi au XVIe si\u00e8cle), il va en<br \/>\nassurer le transport par Civitavecchia. Apr\u00e8s le trait\u00e9 de Tolentino<br \/>\n(1797), notre homme intervient encore en signant de nombreuses lettres<br \/>\nde change pour le pape ; il signe m\u00eame un compromis avec la France. Il<br \/>\npoursuit son ascension en participant avec beaucoup d\u2019habilet\u00e9 et un peu<br \/>\nde chance \u00e0 des op\u00e9rations toujours juteuses en p\u00e9riode troubl\u00e9e :<br \/>\nfournitures pour les arm\u00e9es,<br \/>\napprovisionnement de la ville de Rome, achat de biens nationaux,<br \/>\nparticipations financi\u00e8res diverses (tissages, bois, etc.) La banque<br \/>\nTorlonia est une des plus solides et des plus prosp\u00e8res et, \u00e0 la chute<br \/>\nde la R\u00e9publique, Giovanni se retrouve propri\u00e9taire d\u2019immenses domaines<br \/>\nentre Rome et la mer. Son principe : \u00ab Crescere a dismisura \u00bb.<br \/>\nA la fin du si\u00e8cle, suite \u00e0 l\u2019explosion des b\u00e9n\u00e9fices entre 1797<br \/>\net 1800, sa fortune est faite ; il est consid\u00e9r\u00e9 comme le plus riche<br \/>\nbanquier de l\u2019Italie. Il met sa bourse et son cr\u00e9dit au service des<br \/>\ncardinaux pour le conclave de1799, mais ses relations seront difficiles<br \/>\navec le cardinal Consalvi, le nouveau secr\u00e9taire d\u2019Etat nomm\u00e9 par Pie<br \/>\nVII.<\/p>\n<p>Tout aussi int\u00e9ressantes les pages consacr\u00e9es \u00e0 la vie sociale des<br \/>\nTorlonia, \u00e0 l\u2019\u00e9ducation de leurs enfants, \u00e0 leurs familiers et invit\u00e9s,<br \/>\net m\u00eame \u00e0 leur lointaine parent\u00e8le : \u00e0 la mort de son oncle Joseph<br \/>\nTourlonias, simple voiturier d\u2019Aubusson d\u2019Auvergne, Giovanni Torlonia,<br \/>\nd\u00e9j\u00e0 immens\u00e9ment riche, r\u00e9clame sa part ! Il a achet\u00e9 le vaste<br \/>\nterritoire de Roma Vecchia, ferme \u00e9rig\u00e9e en marquisat par le pape ; en<br \/>\n1803, il acquiert le duch\u00e9 de Bracciano, titre qu\u2019il portera \u00e0 partir de<br \/>\n1809 et que voyageurs et chroniqueurs mentionnent in\u00e9vitablement. En<br \/>\n1809 \u00e9galement, il devient patricien romain, honneur que lui accorde Pie<br \/>\nVII pour services rendus : il entre donc dans la haute noblesse romaine,<br \/>\naux c\u00f4t\u00e9s des Borghese, Colonna, Orsini. En 1814, il est fait prince<br \/>\napr\u00e8s l\u2019achat du ch\u00e2teau et du domaine de Civitella Cesi. Sa qu\u00eate<br \/>\nnobiliaire s\u2019ach\u00e8ve en 1820 par l\u2019achat du duch\u00e9 de Poli et Guadagnolo.<br \/>\nSur tous ces ch\u00e2teaux, villas, palais et tombeaux \u2013 \u00e0<br \/>\nSaint-Jean-de-Latran, la chapelle fun\u00e9raire des Torlonia est \u00ab d\u00e9cor\u00e9e<br \/>\ncomme un caf\u00e9 \u00bb, (Edmond About) \u2013 il appose de tr\u00e8s parlantes armes<br \/>\ncompos\u00e9es d\u2019un bandeau de six roses d\u2019or sur fond bleu<br \/>\nparcouru par deux \u00e9toiles filantes : <em>sic itur ad astra<\/em><br \/>\naurait dit Coffe ! S\u2019il n\u2019est en 1810 qu\u2019au dix-septi\u00e8me rang des plus<br \/>\nriches romains \u2013 le prince Borghese caracole en t\u00eate avec 2.605 810 \u00e9cus<br \/>\n?, en 1820 sa fortune est \u00e9valu\u00e9e \u00e0 1. 082 758 \u00e9cus, dont 85% en biens<br \/>\nimmobiliers. A sa mort il laisse un patrimoine de trente-cinq millions<br \/>\nd\u2019\u00e9cus ! Ses enfants et petits-enfants vont \u00e9pouser les rejetons des<br \/>\nfamilles en t\u00eate de liste : par exemple, la princesse Anna Maria, unique<br \/>\nh\u00e9riti\u00e8re du colossal patrimoine d\u2019Alessandro Torlonia, \u00e9pousera le<br \/>\nprince Giulio Borghese, lequel devra adopter<br \/>\nle patronyme de son \u00e9pouse pour perp\u00e9tuer l\u2019illustre nom.<\/p>\n<p>Dans la saga des Torlonia, Giovanni aura pour successeur Alessandro<br \/>\n(1800-1886), son fils cadet, le \u00ab Rothschild de Rome \u00bb. Le fils a\u00een\u00e9,<br \/>\nMarino (1796-1865), moins connu, sera un esth\u00e8te doubl\u00e9 d\u2019un viveur ;<br \/>\nquant \u00e0 Carlo (1798-1848), il sera le saint homme de la famille et un<br \/>\nami des arts. A noter l\u2019attention que Giovanni porta aux enfants n\u00e9s<br \/>\nd\u2019un premier mariage de sa femme, dont \u00ab ce bon Chiaveri \u00bb, mort du<br \/>\nchol\u00e9ra en 1837, que Stendhal appr\u00e9cia. Alessandro, qui \u00e9pouse en 1840<br \/>\nTeresa Colonna (ce qui lui permet d\u2019ajouter \u00e0 ses armoiries la tr\u00e8s<br \/>\nfameuse colonne), distingu\u00e9 entre tous par son p\u00e8re, fut bien s\u00fbr<br \/>\nbanquier et homme d\u2019affaires, mais aussi collectionneur et m\u00e9c\u00e8ne (sur<br \/>\ncette activit\u00e9 rapidement \u00e9voqu\u00e9e, voir Barbara Steindl, <em>M\u00e4zenatentum<br \/>\nin Rom des 19 Jahrhunderts. Die Familie Torlonia<\/em>, 1994). Au nombre<br \/>\nde ses op\u00e9rations, l\u2019ass\u00e8chement du lac Fucino, sa grande \u0153uvre, (auquel<br \/>\nC\u00e9sar avait d\u00e9j\u00e0 pens\u00e9 et que tenta de r\u00e9aliser Claude) lui vaudra le<br \/>\ntitre de prince de Fucino, l\u2019adjudication de la ferme des sels et tabacs<br \/>\nque Stendhal mentionne dans ses lettres et rapports \u00e0 Rigny, Broglie et<br \/>\nGuizot. Au vu des services financiers rendus \u00e0 la papaut\u00e9, on comprend<br \/>\nque Pie VIII l\u2019ait appel\u00e9 \u00ab le p\u00e8re de la patrie \u00bb et qu\u2019il ait dit \u00e0<br \/>\nAnna-Maria Torlonia, \u00e9pouse de Giovanni : \u00ab Votre fils est le mien, il a<br \/>\nsauv\u00e9 l\u2019Etat \u00bb ! (Propos rapport\u00e9s par Stendhal \u00e0 son ministre). Les<br \/>\nTorlonia acc\u00e8deront au rang de prince assistant au tr\u00f4ne pontifical,<br \/>\ncharge qui est encore aujourd\u2019hui dans la famille. Alessandro d\u00e9veloppe<br \/>\nson partenariat avec les Rothschild (caisse d\u2019amortissement de la dette<br \/>\npublique, emprunts d\u2019Etat), prend de nombreuses participations (mines,<br \/>\ntransports, commerce de la laine, etc.) En m\u00eame temps il agrandit et<br \/>\ntransforme palais et villas achet\u00e9s par son p\u00e8re. Les galeries et salons<br \/>\nde la v\u00e9ritable <em>reggia<\/em> qu\u2019est devenu place de Venise le<br \/>\npalais Torlonia, ex-palais Bolognetti (d\u00e9moli au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle),<br \/>\nsont orn\u00e9s de sculptures antiques et d\u2019\u0153uvres d\u2019artistes contemporains<br \/>\n(Canova, dont Stendhal admirera le groupe d\u2019<em>Hercule lan\u00e7ant<br \/>\nLycas \u00e0 la mer<\/em>, Thorwaldsen, Galli). A cela s\u2019ajoute une<br \/>\ncollection arch\u00e9ologique d\u00e9crite par Oliviero Ozzi en 1902 et par J\u00f6rgen<br \/>\nHartmann en 1967. La villa Torlonia, via Nomentana, acquise des Colonna<br \/>\nen 1797, est restructur\u00e9e par Giuseppe Valadier de 1802 \u00e0 1806, puis par<br \/>\nCaretti et Raimondi, sur le mod\u00e8le de la villa Adriana, avec <em>casino<\/em><br \/>\net th\u00e9\u00e2tre. Il y a aussi le palais Torlonia au Borgo (via della<br \/>\nConciliazone), avec ses vastes<br \/>\nsalons o\u00f9 Alessandro re\u00e7ut des milliers d\u2019invit\u00e9s et organisa des f\u00eates<br \/>\nm\u00e9morables de 1840 \u00e0 1845, la villa Albani, achet\u00e9e en 1868, avec<br \/>\nl\u2019ancienne collection Albani, le mus\u00e9e Torlonia de la via della Lungara<br \/>\n(constitu\u00e9 \u00e0 partir de l\u2019ancienne collection Giustiniani, sur les<br \/>\nconseils de P. E. Visconti), les th\u00e9\u00e2tres de l\u2019Apollo, de l\u2019Argentina \u2013<br \/>\nc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la ville de Rome \u2013 et la salle de l\u2019Alibert. Luxe \u00e9crasant de<br \/>\nnouveaux riches ? Il vaudrait la peine de comparer les Torlonia p\u00e8re et<br \/>\nfils \u00e0 Mayer Amschel Rothschild et \u00e0 ses cinq fils install\u00e9s dans les<br \/>\ncinq grandes places europ\u00e9ennes (Francfort, Londres, Paris, Vienne et<br \/>\nNaples \u2013 mais pas \u00e0 Rome !), qui rivalisent de magnificence et dont les<br \/>\ncollections d\u2019art sont fabuleuses (Voir Pauline Pr\u00e9vost-Marcilhacy, <em>Les<br \/>\nRothschild b\u00e2tisseurs et m\u00e9c\u00e8nes<\/em>, Flammarion, 1995).<br \/>\nG. et A. Torlonia furent \u00e0 Rome des personnages-cl\u00e9s et leur nom est<br \/>\nrest\u00e9 quasi-l\u00e9gendaire car, comme le veut le proverbe : \u00e0 Dieu et \u00e0<br \/>\nTorlonia, tout est possible.<\/p>\n<p>Dans son \u00e9pilogue, Henri Ponchon cite opportun\u00e9ment Stendhal, pourtant<br \/>\nrien moins que tendre pour les enrichis qui se piquaient de parler<br \/>\nlitt\u00e9rature, art ou musique : \u00ab Quel que soit un homme \u00e0 millions, en<br \/>\nemployant les meilleurs sculpteurs et architectes de son si\u00e8cle, il a<br \/>\nune chance d\u2019\u00eatre immortel. \u00bb<\/p>\n<p align=\"right\">Michel Arrous<\/p>\n<p>L\u2019ouvrage est disponible dans quelques librairies. Consulter l\u2019auteur :<br \/>\n<a href=\"mailto:henri.ponchon@wanadoo.fr\">henri.ponchon@wanadoo.fr<\/a><br \/>\n, ou <a href=\"http:\/\/www.fnac.com\">www.fnac.com<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une \u00ab figure \u00e0 argent \u00bb : Giovanni Torlonia &nbsp; Si les lecteurs de Rome, Naples et Florence, des Promenades dans Rome et de Vanina Vanini, comme ceux du Comte de Monte-Cristo, connaissent les r\u00e9ceptions fastueuses que Giovanni Torlonia, \u00ab &hellip; <a href=\"https:\/\/stendhal.fr\/?p=188\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[2],"tags":[],"class_list":["post-188","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-nouvelles-publications"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p34K8b-32","jetpack_likes_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/188","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=188"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/188\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=188"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=188"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/stendhal.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=188"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}